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La trêve hivernale dure en moyenne 10 jours dans les pays européens, hors Angleterre qui n’a pas de trêve. Cette période permet une récupération qui diminue significativement le nombre de blessures, y compris les blessures graves. La fatigue accumulée au cours des 11 mois sans interruption serait le facteur principal permettant d’expliquer la plus grande incidence des blessures en l’absence de trêve hivernale.

La trêve hivernale est un élément essentiel de la récupération en cours de saison, en l’absence de trêve, la fatigue s’accumule, devient chronique, le nombre de blessure augmente ainsi que l’absentéisme des joueurs.

La trêve hivernale, une pause de 10 jours à mi-saison…

La plupart des ligues européennes de football ont une trêve hivernale qui intervient à la moitié de la saison, sauf en Angleterre, où la trêve n’existe pas du tout. Jan Ekstrand et ses collaborateurs ont mené une étude (1) portant sur 35 équipes appartenant à l’élite du football européen et ont comparé les blessures et l’absentéisme des équipes qui bénéficient d’une trêve à celles qui n’en bénéficient pas. Cette étude s’étend sur sept saisons consécutives et comprend 9627 blessures contractées durant 1,5 millions d’heures de jeu (entraînement et match). La trêve hivernale dure en moyenne 10 jours mais varie de 0 (Angleterre) à 27 jours (Danemark).

… qui permet de diminuer les blessures et l’absentéisme

Les équipes sans trêve perdent en moyenne 1300 jours par saison contre seulement 888 jours pour celles qui en bénéficient. En ajustant ces résultats pour tenir compte de certains facteurs confondant, les auteurs de l’étude obtiennent le résultat que chaque saison les équipes sans trêve perdent 303 jours de plus que les équipes avec une trêve. Les blessures graves n’échappent pas à cette règle, puisqu’elles surviennent en moyenne 1,6 fois par saison sans trêve et 1,1 fois par saison avec trêve. Soit un absentéisme significativement plus élevé sans trêve hivernale, ce qui a un impact direct sur les performances et les finances du club.

Et l’influence du climat ?

Comme son nom l’indique, la trêve hivernale survient en hiver, au moment où l’incidence des blessures est le plus élevé, ce que démontre une nouvelle fois la présente étude. En revanche, les auteurs n’ont trouvé aucun impact de la période de l’année sur l’association entre blessure et trêve hivernale. Le climat n’est donc pas le facteur principal qui explique l’incidence plus élevée des blessures en l’absence de trêve hivernale.

La fatigue est-elle le problème ?

Des études passées, notamment au cours de la coupe du monde 2002 (2) ont révélé que les périodes durant lesquelles les matches sont rapprochés (ex. tous les trois jours) laissent les joueurs avec des stocks énergétiques déplétés, fatigués physiquement et émotionnellement, ce qui altère les performances et augmente le risque de blessure. Il parait donc primordial pour ces clubs, qui ne peuvent décider eux-mêmes de leur calendrier de compétition, de se munir d’une solution de gestion de la fatigue. inCORPUS® est une solution facile à mettre en place qui permet de détecter et anticiper les profils de fatigue de chaque joueur. C’est une brique supplémentaire pour les staffs techniques qui, en ajoutant cette donnée à l’ensemble de celles qu’ils ont déjà, pourront progresser dans la gestion de la fatigue, anticiper les échéances et diminuer le nombre de blessures, c’est-à-dire améliorer les performances et les finances du club.

Références scientifiques

(1)          Ekstrand, J.; Spreco, A.; Davison, M. Elite Football Teams That Do Not Have a Winter Break Lose on Average 303 Player-Days More per Season to Injuries than Those Teams That Do: A Comparison among 35 Professional European Teams. Br. J. Sports Med. 2019, 53 (19), 1231–1235. https://doi.org/10.1136/bjsports-2018-099506.

(2)          Ekstrand, J.; Waldén, M.; Hägglund, M. A Congested Football Calendar and the Wellbeing of Players: Correlation between Match Exposure of European Footballers before the World Cup 2002 and Their Injuries and Performances during That World Cup. Br. J. Sports Med. 2004, 38 (4), 493–497. https://doi.org/10.1136/bjsm.2003.009134.



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